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Organisation communiste révolutionnaire (trotskiste)
PARAIT TOUTES LES DEUX SEmAINES   -   Samedi 3 octobre 2009      N° 1014


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ASFO (Guadeloupe)
Rien n'est réglé, les salariés continuent leur combat

Depuis le 1er septembre dernier les salariés de l'ASFO ont repris le travail, au siège de l'association. De son côté la direction en la personne de mme mayéko, a délocalisé les services du centre, dans des locaux type hangar ne respectant pas toutes les normes pour un centre de formation, en faisant croire que c'était provisoire. Or les cours pour les élèves de deuxième année sont assurés dans ce hangar.
Quant aux salariés qui étaient en grève et qui n'ont perçu aucun salaire depuis plusieurs mois, ils sont sur leur lieu de travail c'est-à-dire au siège de l'ASFO où les élèves de première année se présentent pour s'inscrire. mais ils ne peuvent travailler car mme mayéko a tout emporté ou bloqué: pas d'accès à internet, pas de papier etc. Ils ont demandé à un huissier de constater les faits et bénéficient du soutien total de LKP. Plusieurs rassemblements de soutien ont été organisés avec l'appui des syndicats CGTG, UGTG etc.
En fait, comme c'est bien souvent le cas pour ce genre d'association, le fonctionnement de l'ASFO présente beaucoup de zones d'ombre. Pour les syndicats, l'ASFO c'est en fait 3 associations, avec 3 conseils d'administration, mais les décisions les concernant sont prises par un seul conseil d'administration alors que ce sont les assemblées générales des membres qui disposent de cette compétence. Les autorités de tutelle compétentes laissent faire. mais il faudra bien un jour mettre fin à ces pratiques dont le seul but est de s'enrichir avec les fonds publics attribués à ces associations.
Les salariés et leur syndicat FO ont saisi l'inspection du travail; mais celle-ci n'a encore rien fait à l'heure où nous écrivons. Le problème ne fait-il pas partie de ses compétences? En tout cas, les salariés attendent le 5 octobre pour changer de «braquet».



Martinique
Débat sur l'insurrection du Sud de 1870

Dans le cadre des débats qu'organise régulièrement la CGTm pour ses militants et syndiqués, le vendredi 25 septembre le thème était : L'insurrection du Sud de septembre 1870 en martinique, exposé présenté par une militante de la CGTm.
Plus d'une soixantaine de participants ont écouté avec attention l'exposé. Par la suite, au cours du débat, les intervenants ont exprimé leur satisfaction et posé des questions aussi bien sur l'attitude des forces coloniales de répression, sur des éclaircissements, et donné leurs points de vue.
L'un des intervenants a mis l'accent sur le fait que durant cette insurrection, apparaissait une nouvelle classe de travailleurs. Ce n'était plus les esclaves, mais les ouvriers, ceux des habitations et des sucreries, qui étaient exploités férocement par la classe des possédants békés et des riches propriétaires mulâtres, des gouverneurs et de l'administration coloniale à leur service. Tout en portant des précisions sur les conditions d'exploitation et les mesures répressives de ces exploiteurs. mais aussi sur la détermination de cette nouvelle classe d'ouvriers qui pour la première fois s'est mobilisée pour se défendre face au pouvoir colonial.
D'autres intervenants affirmaient que la classe exploiteuse de martinique, notamment les gros possédants békés n'ont pas changé d'un yota sur leur comportement méprisant et aussi sur leurs méthodes répressives. Une autre intervention porta sur la nécessité pour nous de tirer les leçons de cette révolte et donc sur le fait que nous devons tous, nous poser la question de notre avenir, c'est-à-dire de chercher à mettre tous les atouts de notre coté en cas de révolte populaire. C'est-à-dire qu'il est nécessaire d'avoir une force et de se doter d'une arme à savoir d'un parti des travailleurs indépendant des autres classes sociales, ayant son propre programme, ses propres revendications, pour être capable de faire face à une riposte inévitable de la classe dominante. Et surtout pour mettre le maximum de chance de notre coté.
Un débat qui a été très enrichissant.




Martinique
Elections municipales à Rivière Salée

Les élections municipales de mars 2008 à Rivière Salée ont été annulées par le Conseil d'Etat pour fraudes, erreurs administratives. De nouvelles élections auront lieu le 4 octobre prochain.
Deux camps parmi les plus en vue en martinique s'affrontent dans cette campagne, le maire sortant de l'UmP André Lesueur Rassemblement Saléen soutenu par toute la droite et Louis-Félix Vincent Duville du mIm sous la couleur du mouvement Populaire Saléen soutenu par le RDm de Claude LISE et le CNCP. Le PPm quant à lui a mis en avant son candidat Daniel ROBIN sous les couleurs du Rassemblement Démocratique Saléen.
Le 16 mars 2008 au deuxième tour, A. LESUEUR avait été réélu avec 47,50 % des voix et obtenu 25 élus. Le mPS du Duville avec 46,05 % des voix soit 1,45 % d'écart entre les deux candidats, s'était retrouvé avec 7 élus. Tandis que le RDS obtenait 6,45 % des voix et 1 élu. Les dirigeants du mIm considérant qu'il y avait eu fraude électorale avaient déposé des recours en annulation. Ils ont eu gain de cause. A l'heure où nous écrivons la campagne bat son plein et le maire sortant, furieux de cette annulation, critique les indépendantistes, cherche à effrayer la population sur son adversaire qui prépare l'indépendance, et présente à la population des «bilans soi-disant élogieux» de sa mandature.
Pour L.F.V Duville et le mIm c'est «au premier tour qu'il faut battre le maire (sorti) en obtenant 4000 Voix.
Ceci dit le candidat du mPS se montre très modéré face au candidat de droite; il ne dit rien sur sa part de responsabilité dans la politique menée contre la population laborieuse par ses compères au gouvernement. Par contre, il se présente lui-même comme un bon gestionnaire en tant que conseiller régional, attentif aux problèmes des uns et des autres, honnête et soucieux de soulager les «faibles» mais responsable... Sur la question de l'évolution institutionnelle de l'article 74, il commence par dire que ce n'est pas la question de cette élection et qu'il ne faut pas tomber dans un tel piège. Tout en expliquant que, quand le moment sera venu, il présentera sa position à la population et que d'ailleurs, les choses évoluent puisque même le président de la république française a beaucoup évolué sur la question des institutions. Bref selon lui, les choses iront mieux pour la population si celle-ci soutient et aide les patriotes à mettre en place la «nouvelle collectivité» et de «nouvelles compétences».
Voilà un discours, soft, bien emballé qui évite bien entendu de parler de la nécessité pour les exploités de renforcer leur lutte contre les attaques des possédants et exploiteurs.




Extraits de "Chantiers en Lutte"

Menace de chômage technique dans la métallurgie

Les patrons des entreprises STAB à Ducos et Biométal au Robert cherchent à diminuer le nombre des salariés, sous prétexte de baisse «momentanée» d'activité.
A STAB la direction n'a pas encore donné de chiffre, mais dans un premier temps elle veut mettre d'office des salariés en congé, et aussi diminuer le nombre d'heures de travail pour diminuer sur les salaires.
A Biométal, ce sont près d'une dizaine de salariés ayant parfois près de 30 ans d'ancienneté dans l'entreprise qui sont menacés de licenciement économique.
Cela risque de ne pas se passer comme ça, car les salariés n'ont pas encore dit leur dernier mot.

Nous ne sommes pas d'accord

A Biométal, la direction a fait en 2008 plusieurs centaines de millions d'euros de profit. mais à aucun moment elle n'a partagé ces bénéfices gagnés sur notre dos. Elle s'en est mis plein les poches et ce depuis des années. Pour nous il n'est pas question qu'elle licencie un seul de nos camarades.
S'il y a moins d'activité, la direction peut tout de même répartir le travail entre tout le monde quitte à prendre sur les bénéfices que nous lui avons fait gagner.

Leurs affaires marchent bien

Une fusion entre l'entreprise Lagarrigue et Biométal a été récemment réalisée. Cette nouvelle fusion s'appelle FILA, plus exactement Financière Lagarrigue du nom du nouveau patron béké.
Seulement, silence complet sur les dividendes que vont se partager les actionnaires.
Et bien les salariés de l'entreprise Biométal ont bien raison de se mobiliser pour exiger la transparence sur les magots que vont se partager les exploiteurs entre eux.
Oui, il nous faut contrôler ce qui se passe dans l'entreprise et aussi exiger notre part.




L'écho des hôpitaux

BIDONS D'AIR... PAS COMPRIME MAIS PERIME!

Apparemment, les bidons datent de 2004. Il était temps de s'en préoccuper! Qu'on ne vienne pas raconter que c'est la faute à "la crise". Peut-être n'ont-ils pas eu le temps de les changer, à moins plutôt que cela soit dû au système d'économie mis en place par la Direction.

ECONOMIES POUR LES UNS, LARGESSE POUR D'AUTRES

La Direction, pourtant tellement chiche avec le petit matériel - au point que nombre d'entre nous sont obligés d'acheter leur petit matériel de bureau - n'hésite pas à dépenser plusieurs centaines d'euros pour offrir... un stylo pour le départ à la retraite d'un médecin. En voila un qu'elle a bien soigné!

STRESS AU TRAVAIL: C'EST NOUS QUI FERONS LA MEILLEURE PREVENTION

Dans le journal France-Antilles on apprend qu'un plan d'action de la CGSS de Martinique est lancé sur 651 entreprises dites «à risque» et où les salariés sont concernés par des troubles liés au stress au travail. Le CHU est-il ciblé ? En tout cas, jour après jour, le mal-être, la mauvaise ambiance et aussi la souffrance au travail touchent un nombre de plus en plus grand de collègues.
Alors, pour certains, l'heure n'est plus au constat. Il faut réagir collectivement contre pressions de toute sorte, manque de moyens et conditions de travail de plus en plus dégradées qui nous pourrissent la vie.




Extrait du Bulletin «Pawol à Travayè Bannan»

DROIT DE RETRAIT: PRENONS SOIN DE NOTRE VIE

Il n'y a pas si longtemps, un camarade perdait la vie à Bois Debout, parce qu'il avait accepté de travailler sans sécurité. Sur certaines plantations, il y a encore des camarades qui acceptent de travailler sur des machines dont certaines fonctions sont défectueuses, donc des machines dangereuses. Or la loi autorise le salarié à exercer le «droit de retrait» quand il estime que sa sécurité n'est pas assurée. Il ne faut pas hésiter à exercer ce droit, car après il sera trop tard.

ELECTIONS CHEZ DORMOY

Le 5 octobre des élections de représentants du personnel (délégation unique) auront lieu sur la plantation Dormoy. A l'heure où nous écrivons seule la CGTG présente des candidats qui ont été choisis lors d'une assemblée générale: trois candidats titulaires et trois suppléants pour le collège ouvrier et un candidat titulaire pour le collège cadre. Il nous reste une seule chose à faire: votez massivement pour les candidats de la CGTG dès le premier tour de scrutin pour qu'il n'y ait pas de second tour.