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Organisation communiste révolutionnaire (trotskiste)
PARAIT TOUTES LES DEUX SEMAINES     -     Samedi 23 octobre 2010           N° 1036


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A la Une

Editorial

Tous en grève le 26 octobre, pour préparer d'autres luttes!

Les travailleurs ont évidemment intérêt à répondre massivement à ces appels et à faire de la journée du 26 octobre une étape pour une préparation aux futures luttes contre les agressions du patronat et du gouvernement à son service.
Depuis des années les travailleurs subissent des attaques incessantes sur leur niveau de vie à commencer par l'installation d'un chômage de masse dont les conséquences néfastes sont multiples. Une telle situation pèse sur les travailleurs en activité, car les aides et les allocations dont bénéficient les chômeurs, le travail irrégulier des dits contrats aidés, des précaires, des auxiliaires, ne suffisent pas pour donner un niveau de vie moyen, décent à toute la population laborieuse.
Le chômage a aussi pour conséquence de diminuer le montant des cotisations dans les caisses sociales (sécurité sociale, chômage, vieillesse, etc.). L'une des causes de déficit dans toutes ces caisses c'est l'importance de ce chômage massif. En France avec plus de deux millions de chômeurs officiels et sept millions de pauvres, la situation est considérée comme très grave. Mais que dire alors de notre situation dans les soi-disant DOM où le taux de chômage est au moins trois fois supérieur à celui de la France!
Depuis plusieurs années les gouvernants sont revenus sur ce qu'ils considéraient comme des «avantages» indus ou des privilèges pour certaines catégories de travailleurs. «Travailler plus pour gagner plus» disait Sarkozy, mais les heures supplémentaires rapportaient surtout aux patrons car elles étaient exonérées de cotisations patronales.
Tous les gouvernants de droite ou de gauche, depuis trente ans, ont cherché à prendre sur la part allant aux travailleurs, à économiser sur les services publics afin de verser des dizaines de milliards au gros patronat. La conséquence aujourd'hui c'est que dans tous les services publics il y a des problèmes graves. Des hôpitaux sont au bord de la faillite ou fonctionnent avec des budgets insuffisants, manquent de personnels. Dans l'éducation, là aussi les problèmes se multiplient: manque de personnel enseignants, classes surchargées, matériel insuffisant ou dépassé, etc.
Ici, nous avons des raisons particulières de faire entendre notre mécontentement. Car à tout cela s'ajoute une situation économique insupportable où un petit groupe de gros possédants contrôlent l'import export. Ils ont la mainmise sur les meilleures terres, exploitent des milliers de travailleurs agricoles au salaire insuffisant ou irrégulier (travail saisonnier).
Ce petit groupe d'exploiteurs contrôle aussi l'importation de tous les produits de consommation courante (alimentation, hygiène, etc.), mais aussi des matériaux de construction, des machines, etc. Et ces gens là font la pluie et le beau temps sur les prix aussi bien dans les magasins d'alimentation que dans tous les autres. Un véritable racket contre la population est organisé par ces gens là, avec la complicité des représentants de l'Etat. C'est une véritable situation de pillage qui permet de maintenir une dépendance quasi complète de nos territoires envers l'approvisionnement extérieur.
C'est contre tout cela qui génère la pauvreté, la précarité, une instabilité économique permanente pour la majorité de la population qu'il faut s'élever. Car avec la crise économique mondiale une telle situation ne peut évoluer que vers un appauvrissement plus grand, voire vers la misère et la déchéance pour l'ensemble des couches laborieuses et populaires.
Alors le 26 octobre, faisons de cette journée un moment de mobilisation intense, massif. Utilisons-la pour nous préparer aux luttes à venir, car celles-ci sont inévitables et nous devrons avoir les moyens d'imposer un rapport de force qui fasse reculer nos exploiteurs et nos oppresseurs.



Guadeloupe-Centre Financier de La Poste
La lutte a payé

Les salariés du Centre financier de la Poste basé à Jarry ont observé 3 jours de grève à l'appel des syndicats CGTG et SUD PTT GWA. Le mouvement avait pour but de s'opposer à la décision de la direction d'imposer une réorganisation du service sans aucune concertation avec les représentants du personnel.
Le projet de la direction était de mettre plus de salariés au téléphone et de ce fait d'élargir les horaires en augmentant le nombre d'après-midi travaillés. Le personnel avait l'habitude de travailler en continu de 7hà14h, avec une permanence d'un après-midi par salarié et par semaine. La revendication portait également sur l'amélioration des conditions de travail avec la création d'un réfectoire et d'une salle de repos puisque plus de salariés devront manger sur place s'il faut travailler l'après-midi.
Après 3 jours de grève et une séance de négociations qui s'est tenue le vendredi 15/10/10 jusqu'à 21h, les deux parties ont trouvé un accord. Les salariés ont obtenu de travailler durant une semaine deux après-midi et les trois semaines suivantes une seule après-midi. Ils ont obtenu de passer de 12 samedis travaillés à 8 samedis. Le réfectoire sera adapté et il reste le problème de la salle de repos qui sera aménagée.
Les employés du Centre financier de La Poste ont décidé en assemblée générale le lundi 18 d'accepter l'accord proposé par la direction et de reprendre le travail tout de suite. En ce qui concerne le paiement des 3 jours de grève, la direction au départ avait proposé de retirer deux jours en novembre et un jour en décembre. Elle a finalement accepté de récupérer un jour par mois (novembre, décembre et janvier).
La direction de la Poste a préféré régler rapidement ce conflit car dans quelques jours c'est le début de la route du rhum et la Banque Postale étant le sponsor principal elle ne veut pas ternir son image de marque. Quant aux salariés ils ont estimé qu'ils avaient leur mot à dire dans la réorganisation du service et que la direction ne pouvait disposer de leur temps libre à sa guise. Ils ont eu raison. Car seule la lutte paie.



Appel de la CGTM à la journée du Mardi 26 octobre (Extraits)

TOUS EN GREVE, TOUS DANS LA RUE!

Après le mouvement de grève du 5 Février 2009, le K5F fait le constat que le répit qui a suivi sur l'augmentation des prix de l'essence, du gaz, de certains articles de première nécessité a laissé la place aujourd'hui à une valse d'augmentation de prix en tous genres.
Les lois du marché capitaliste conduiront toujours à cela tant qu'il sera en vigueur. C'est pourquoi les masses laborieuses se doivent d'être au combat et d'exiger une augmentation de leurs salaires, de leurs pensions et des allocations dans les mêmes proportions que l'augmentation des prix. Sur une série d'articles comme les pièces détachées des voitures, des accords n'ont pu être conclues. Sur l'eau, le logement, la téléphonie..., la population est toujours à la merci des requins.
Parallèlement, les travailleurs supportent les conséquences des restrictions budgétaires multiples des services publics (Santé, Education, Equipement, Collectivités...). Ces restrictions ont des conséquences sur les revenus des populations mais aussi sur l'accès aux soins, à l'Education, au logement... Actuellement les luttes qui se mènent sur les retraites sont parfaitement justifiées pour arrêter l'érosion supplémentaire décidée par Sarkozy sur les pensions mais aussi pour préserver l'accès aux emplois des jeunes.
En plus de la retraite, le gouvernement s'apprête à poursuivre et renforcer les attaques sur l'Assurance Maladie, les Hôpitaux, le Médico Social...
Toute cette hécatombe n'est pas une fatalité qui nous tombe du ciel mais bien une série de décisions prises par Sarkozy et son gouvernement avec pour objectif de protéger, de défendre les intérêts mercantiles des capitalistes les plus riches.
Le gouvernement et le patronat nous font régulièrement la démonstration des sommes importantes dont ils disposent.
La vie chère, le développement de la misère, les pénuries dans les hôpitaux, les suppressions de classe dans l'Education Nationale... pourront trouver remède et solutions, si nous tous salariés, chômeurs, retraités, jeunes retrouvons ensemble le chemin de la solidarité et de la lutte (...)