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Combat Ouvrier N° 853 du samedi 8 février 2002 - PAGE 3


Combat Ouvrier soutient Arlette Laguiller candidate de Lutte Ouvrière aux élections présidentielle. Extrait de l'intervention d'Arlette Laguiller le 5 février à Colmar

Guadeloupe-KFC: gesticulations patronales face à des employés en lutte

Lamentin Gpe: les grévistes ont fait reculer le maire

Gosier: Gilot et Dupont ont reculé

Pointe-Noire: face à la grève, le maire revient à de meilleurs sentiments

Morne-à-l'Eau: les travailleurs reprennent le travail satisfaits

Petit-Canal: un maire bien plus "patron" que communiste

Grève à la DDE

Mardi 29 janvier, grève et manifestation de la CGTG.

Martinique: les personnels des entreprises de sécurité s'organisent



Combat Ouvrier soutient Arlette Laguiller candidate de Lutte Ouvrière aux élections présidentielle. Extrait de l'intervention d'Arlette Laguiller le 5 février à Colmar

….En 1995, Chirac avait fait campagne sur le thème de la «fracture sociale» qu'il promettait de combler. Depuis sept ans, la fracture sociale n'a cessé de s élargir évidemment, sans que Chirac fasse quoi que ce soit pour freiner le mouvement………
………. Pour ce qui est du RPR, la couleur est vraiment annoncée. Le programme du RPR s'adresse surtout aux possédants, petits et grands, à qui il promet, pêle-mêle, un abaissement supplémentaire du taux de l'imposition des bénéfices, l'allègement de l'impôt sur les successions, la réduction de la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu et bien d'autres cadeaux qui ne concernent que les riches et ceux qui vivent déjà confortablement. Oh! Pour toucher une part plus large de l'électorat, le projet de programme du futur candidat de la droite envisage aussi une réduction de quatre points de l'impôt sur le revenu, sur toutes les tranches! Mais une réduction de quatre points sur un salaire de 8000 F, ce n'est pas un cadeau du même ordre qu'une réduction de quatre points sur les impôts d'un milliardaire ! Sans parler que ces réductions laissent de côté ces millions de contribuables qui gagnent trop peu pour être concernés par l'impôt sur le revenu mais qui payent quand même les impôts indirects, des impôts particulièrement injustes, comme la TVA, car ils frappent proportionnellement plus les pauvres que les riches.
Et puis, la droite promet de nouvelles baisses sur les charges sociales patronales. Oui, ce sont des mesures ouvertement en faveur de la bourgeoisie. Mais rappelons que, pendant ses cinq ans de gouvernement, Jospin n'a annulé aucune des mesures favorables aux riches, prises par ses prédécesseurs, quand il n'y a pas rajouté les siennes propres.
Le Parti socialiste, qui recrute un peu plus son électorat dans le monde du travail, se sent obligé de faire quelques gestes dans sa direction. Oh, ça ne va pas bien loin! Aux jeunes chômeurs qui, aujourd'hui, n'ont même pas droit au RMI, le PS promet des «contrats volontaires de solidarité». Il proposera aux jeunes de 18 à 25 ans de participer à un projet «socialement utile» pour la somme royale de… 381 Euros, c'est à dire 2500 F par mois ! Et, encore, ce type de contrat serait limité à une période de 6 à 9 mois!
Il promet aussi 200.000 contrats sociaux de travail, pour les chômeurs de plus de 50 ans et les exclus………….
………Le PS a aussi trouvé son slogan de campagne: «la vie en mieux, la vie ensemble»….
………Les dirigeants du Parti Socialiste, oui, vont vivre ensemble, avec les Seillière et ceux qu'il représente car ils sont du même monde. Mais ils ne vivront ni avec, ni pour les travailleurs………..»


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Guadeloupe

KFC: gesticulations patronales face à des employés en lutte

L'Inspection du travail suit le dossier KFC et doit en principe remettre un rapport à Vial-Collet, le patron des patrons en Guadeloupe, concernant le calcul du rappel des salaires. Car il faut le répéter, les travailleurs en grève ne font que réclamer leur droit, à savoir les dispositions prévues par la convention collective de la restauration rapide. A savoir un minimum d'heures de 86H36 mensuels leur garantissant un meilleur revenu.
Si Vial-Collet persiste dans son attitude de refus, l'Inspection du travail peut lui adresser un procès-verbal et intenter une action en justice pour non respect de la convention collective et atteinte au droit du travail. Est-ce que l'inspection du travail ira jusqu'au bout? on peut se poser la question. Mais les travailleurs sont confiants car ils savent qu'ils ont raison. Ils demeurent toutefois vigilants.
La fermeture actuelle des KFC et la menace de fermeture définitive ne sont qu'un coup de bluff, car il semblerait que des discussions aient commencé sur les conditions d'une éventuelle reprise. Vial-Collet ne peut se permettre de tuer la poule aux œufs d'or car KFC est une enseigne mondialement connue et les restaurants marchaient très bien.


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Lamentin Gpe

Les grévistes ont fait reculer le maire

Finalement le maire, madame Reinette Juliard, est revenue sur sa décision de licencier les agents de la crèche et de la piscine de Ravine Chaude. C'est la médiation de Louis Théodore (responsable du syndicat des producteurs guadeloupéens) et Fernand Curier (ex dirigeant de l'union des travailleurs de la santé UGTG) entre autres qui a permis d'arriver à ce dénouement. La crèche qui avait été remise à une association privée par l'ex-maire est en liquidation et les agents qui étaient passés dans le privé à cette époque, se retrouvaient donc sans emploi. Juliard pensait ne rien faire. Le mouvement des agents l'a contrainte à reprendre la crèche et les agents qui y travaillent. La piscine de Ravine Chaude reste sous gestion municipale et les agents licenciés sont rappelés. De plus elle s'est engagée à respecter les protocoles déjà signés avec les syndicats UTC et CTU.
Comme a dit madame le maire après le conflit : «il n'y a pas de perdants». On lui laissera ses illusions. En attendant, les agents ne sont plus licenciés.


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Gosier

Gilot et Dupont ont reculé

Après 3 semaines de grève des agents municipaux à l'appel de l'UTC-UGTG, le maire Dupont et son… premier adjoint Gillot (ancien maire, ayant laissé la place pour cause de présidence du Conseil général) se sont mis d'accord verbalement avec le syndicat, le vendredi 25 janvier. Il a été convenu, que la commission de suivi du protocole d'accord du 5 novembre sera mise en place. D'ailleurs sa constitution est en voie de réalisation et sa première réunion est prévue pour cette semaine.
Les cinq agents mis à pied sont réintégrés. Quatre le seront au sein du personnel municipal du Gosier, le cinquième, Gillot l'embauchera au sein du Conseil Général. De plus les deux dirigeants de la commune se sont engagés à payer les arriérés de salaire que leur administration doit aux travailleurs au titre de la NBI (Nouvelle bonification Indiciaire), du supplément familial et des 40%. Quant au paiement des jours de grève, rien n'est vraiment décidé. Dupont dit toujours qu'il ne les paiera pas, le syndicat déclare qu'il rediscutera du problème après le paiement des arriérés de salaire. Le travail a repris.
Rappelons quand même que le conseil de guerre anti grève tenu entre les maires et le préfet pour décider ensemble de refuser aux grévistes, entre autres, le paiement des jours de grève s'est finalement retourné contre les maires.. Maintenant les grévistes réclament tout ce qu'on leur doit avant de reprendre le travail. De quoi faire regretter aux maires d'avoir «roulé des mécaniques» pour tenter d'impressionner les grévistes des municipalités.


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Pointe-Noire:

Pointe-Noire: face à la grève, le maire revient à de meilleurs sentiments

Desplan, maire de la commune, après avoir constaté l'inutilité de ses menaces, a discuté et a trouvé un accord avec les agents en grève. La préfecture est intervenue pour trouver une solution. Desplan est revenu sur les licenciements. Il a réembauché tous les agents. La préfecture lui a promis d'intervenir auprès de l'Etat pour que la commune obtienne une rallonge financière.
Si aujourd'hui la situation s'est décrispée, les problèmes ne sont pas résolus pour autant. Pour les responsables municipaux la moyenne en France est de 1 agent municipal pour 25 habitants, Pointe-noire en compte environ 3 pour 25 habitants. C'est en s'appuyant notamment sur ces chiffres, que la préfecture et les responsables municipaux veulent licencier. Mais d'autres chiffres sont encore plus éloquents : 35 % de chômage en Guadeloupe contre 9,7% en France. La dernière mobilisation des agents a stoppé les méfaits de ceux qui s'appuient sur les chiffres qui les arrangent.


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Morne-à-l'Eau

Les travailleurs reprennent le travail satisfaits

En grève depuis le mercredi 20 décembre, à l'appel de l'UTC, les agents municipaux de Morne à l'eau ont repris le travail vendredi 4 janvier.
Le maire, Julien Chovino s'est engagé à respecter du protocole d'accord et en particulier à procéder à la titularisation de l'ensemble du personnel, à mettre en place la rémunération légale et à payer les primes prévues par la loi telles que : le supplément familial, la NBI (nouvelle bonification indiciaire) et les 40%.
Depuis un certain temps le syndicat et le maire étaient parvenus à cet accord. Mais déjà grugé par ce dernier, l'UTC avait demandé des garanties. En effet à la suite du précédent protocole le maire n'avait, selon le syndicat titularisé que ses partisans sans tenir compte de l'ancienneté des agents. L'UTC avait donc demandé qu'on lui communique les arrêtés de titularisation signés par le maire pour exercer un contrôle. Devant l'opposition de l'autre syndicat l'UNSA, l'UTC dût se contenter d'une commission de suivi.
Ici aussi si la reprise s'est effectuée, les agents demeurent mobilisés pour faire face à toute magouille de l'équipe municipale. Rappelons que cette dernière est dirigée par un maire membre de la direction du Parti communiste guadeloupéen. Ce dernier n'a pas eu pourtant de comportement différent de celui de n'importe quel autre notable socialiste de droite ou autre pour qui les revendications et les problèmes des travailleurs ne sont pas la priorité.


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Petit-Canal

Un maire bien plus "patron" que communiste

Malgré de multiples séances de négociations entre le Maire et le syndicat UTC, un accord n'a pu être dégagé.
Commencées pour le non-respect d'un précédent protocole, les négociations semblent buter sur l'application des 35 heures. Comme les patrons, le maire veut rogner sur l'application des 35 heures. Il dit que faute d'un budget suffisant, il ne peut les appliquer «sec». Il veut rogner à droite et à gauche sur les pauses et les fêtes locales. Comme les patrons, ce maire qui se dit «communiste» désire que les agents fassent 1600 heures dans l'année au lieu de 35 heures par semaine. Ainsi il compte faire l'économie d'embauches supplémentaires.
Les agents rejettent ce plan là. Pour l'instant les négociations sont au point mort. Le maire Florent Mitel campe sur ses positions. Les travailleurs restent mobilisés.


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Grève à la DDE

Les travailleurs de la DDE sont entrés en grève illimitée le 29 janvier dernier. Leurs principales revendications portent sur:

*La nomination d'un contrôleur antillais. Un salarié a le niveau et les compétences nécessaires pour occuper ce poste.
*La transparence et la rétroactivité des primes. Actuellement, elles sont attribuées de manière opaque, « à la tête du client ».
*L'augmentation des effectifs. Les grévistes réclament 30 postes supplémentaires, alors que jusqu'ici ils en ont obtenu 4.
*Que le budget de fonctionnement et d'entretien du réseau routier soit au minimum maintenu.
Ainsi que d'autres revendications.

Le 11 décembre, ils avaient rencontré une délégation ministérielle à laquelle ils avaient exposé ces revendications. Une réponse leur avait été promise pour le 15 janvier. Mais à cette date, le personnel n'a rien vu venir. Les représentants ont rencontré le directeur départemental le 21 janvier, sans résultat. Un préavis de grève a donc été déposé. De nouvelles négociations n'ont pas non plus abouti, ce qui a entraîné la grève.
Les grévistes, syndiqués majoritairement à la CGTG, ont effectué deux opérations escargot le mardi 19 et le jeudi 31 janvier. Le 29, ils ont participé à la manifestation de la CGTG à Basse Terre. Le lundi 4 février, ils ont barré l'axe routier du pont de la Gabarre et de l'échangeur de Versailles.
Mais les négociations menées avec le DDE (Directeur de l'Equipement) et le préfet n'ont pour l'instant débouché sur rien de satisfaisant. Les grévistes sont déterminés à poursuivre leur mouvement jusqu'à satisfaction.

DH: Il semble que la signature d'un protocole d'accord était imminente au 7 février dernier.


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Mardi 29 janvier, grève et manifestation de la CGTG.

Environ 400 syndiqués de la CGTG des secteurs privé et public ont défilé le mardi 29 janvier dans les rues de Basse Terre. Ils manifestaient contre les licenciements et la précarité de l'emploi, pour l'amélioration des conditions de travail et du fonctionnement des services publics, pour les 35 heures avec des créations massives d'emploi et le respect des acquis. Ils voulaient de plus apporter leur soutien à leurs camarades de l'ANPE qui sont en grève depuis bientôt trois mois, et à ceux de la DDE.
De nombreux secteurs étaient représentés  : le Bâtiment, l'Agro-alimentaire, les Banques, l'Hôtellerie, la DDASS, la Douane, les PTT, le Commerce, la Santé, l'Union locale de l'aéroport etc. La DDE, déjà mobilisée, a rejoint la manifestation avec des engins de travail. Une délégation de la CGTG a été reçue par le préfet, à qui elle a remis une motion. Cette délégation a déclaré au préfet qu'il ne discuterait pas avec lui tant que les employés de l'ANPE n'auraient pas obtenu satisfaction.
La manifestation fut dynamique et se termina par un meeting devant la mairie de Basse-Terre où les travailleurs des différents secteurs ont parlé des problèmes auxquels ils sont confrontés. Dans les entreprises la grève n'a pas été massivement suivie. Mais dans de nombreuses entreprises de petits groupes de travailleurs l'ont suivie pour montrer leur mécontentement. <br>

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Martinique

les personnels des entreprises de sécurité s'organisent

Le dimanche 20 janvier, des salariés de différentes entreprises de Prévention et de Sécurité s'étaient donné rendez-vous à la Maison des Syndicats. Six entreprises étaient représentées. Ils ont décidé de créer une organisation syndicale: le Syndicat des Personnels des Entreprises de Prévention, de Sécurité et Assimilées (SPEPSA)-CGTM.


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