Faucille & marteau COMBAT OUVRIER Pour
PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES - Samedi 23 mars 2002 N° 856




À la une

ÉDITORIAL

Le 21 avril votez Arlette Laguiller!
Extraits des meetings de la mutualité à Paris le dimanche 17 mars et le mercredi 21 mars à Limoges


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Le 21 avril votez Arlette Laguiller!
Extraits des meetings de la mutualité à Paris le dimanche 17 mars et le mercredi 21 mars à Limoges
(Suite)


Le 21 avril: pas de vote de race, un vote de classe!

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Petit Canal: Mitel refuse de payer les jours de grève

Le personnel IATOSS de l'éducation nationale en grève le jeudi 14 mars

Gosier: Grève des travailleurs de l'hotel Clipper

Abymes: Grève des agents de sécurité à l'aéroport Pôle Caraïbes

Guadeloupe: Les factures d'eau pourraient encore augmenter

Récolte sucrière: les planteurs de canne ont obtenu l'augmentation du prix de la tonne de canne

Récolte sucrière:l'État était déjà venu au secours des patrons

Les pompiers volontaires se sont mobilisés pour une revalorisation de leurs indemnités

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Fête de Combat Ouvrier


Colombie: Élections sur fond de trafic de drogue, misère et guerre civile

Israël/Palestine: C'est la résistance du peuple palestinien qui contraint Bush et Sharon à lâcher du lest!

Zimbabwe: Un long passé de colonie et des dirigeants locaux assoiffés de pouvoi mènent le pays à la famine




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Éditorial

VOTONS POUR LA CANDIDATE DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS

Josrac et Chipin continuent leur campagne électorale et visent tous deux le fauteuil présidentiel. Ils passent beaucoup de temps à expliquer qu'ils ont des différences, qu'ils ne sont pas pareils etc. Pourtant, plus ils parlent, plus l'on voit qu'ils se ressemblent et ont la même politique. Ne viennent-ils pas d'ailleurs de passer cinq ans ensemble, l'un comme président et l'autre comme chef de gouvernement ? Ils se voyaient chaque mercredi. Avez-vous entendu des éclats de voix, des conflits violents, des oppositions virulentes entre ces deux hommes ? Durant cinq ans, la politique faite par le gouvernement n'a soulevé que de vagues protestations sur certains dossiers, tant l'un et l'autre savaient bien que cette politique restait bien dans la bonne moyenne de ce qui convenait aux patrons et aux possédants d'une façon générale. Cette bonne société d'affairistes, de gens nantis et de requins voraces de la fiance n'a pas trouvé grand chose à reprocher à cinq années d'exercice commun à la tête de l'Etat.
Nous ici, avons eu droit à des mesures, comme la loi d'orientation, aux subventions patronales, aux exonérations de charges pour les patrons, au renouvellement de la défiscalisation. Cette politique a eu comme justification la nécessité d'aider les entreprises et l'économie en général, afin de créer des emplois. Oh ! bien sûr, il y a eu les emplois-jeunes, les emplois précaires, mais rien de bien consistant ! Aujourd'hui, chaque travailleur qui se trouve avec un tel emploi est menacé à court terme de licenciement, de retourner tout simplement au chômage ! Au total, ni les subventions, ni les exonérations, ni les moratoires de dettes sociales et fiscales, n'ont servi à créer massivement des emplois.
Alors les deux compères Chipin et Josrac se présentent de nouveau et affirment qu'ils feront mieux la prochaine fois. Pourquoi, nous travailleurs, qui avons tout entendu et tout vu de ces politiques-là, pourquoi accepterions-nous encore de les croire et de revoter pour eux?
Non, décidément, il faut tourner la page et faire un geste électoral qui serve nos intérêts de travailleurs. Il faut voter pour nous-mêmes, pour celle qui en tant que femme travailleuse, dit la vérité sur les magouilles des politiciens, sur la rapacité du monde capitaliste, le monde du grand patronat et de la finance. Il faut voter pour nous-mêmes en votant pour elle.
Certes, certains d'entre nous, serons tentés de soutenir Christiane Taubira, la députée guyanaise qui est présentée par le Parti radical de gauche de France. Par certains côtés, elle est proche de nous, elle vient de Guyane, elle est comme la plupart d'entre nous, une descendante de ces esclaves qui ont fait la richesse des grands planteurs et des quelques grands ports français. Mais il ne suffit pas qu'elle soit une femme noire, venant de région colonisée pour qu'elle soit réellement de notre côté. Elle ne parle jamais dans ses discours des problèmes des travailleurs et des exploités, elle ne fait pas la moindre critique importante de l'exploitation et de la politique de ceux qui ont gouverné au profit du patronat. Et pour cause car elle a soutenu cette politique. Et ce n'est pas par hasard qu'elle se retrouve aujourd'hui avec des politiciens «radicaux» qui ont dans le passé participé à toutes sortes de combinaisons politiciennes à la tête de l'Etat français. Et souvent ce furent des gouvernements qui étaient contre les travailleurs et contre les colonisés, ne se gênant pas pour opprimer et réprimer. Elle a choisi ses amis dans le personnel politique de la bourgeoisie française, libre à elle ! Mais aussi libre à nous de ne pas soutenir son choix, car ce serait soutenir ainsi le camp opposé à nos intérêts de travailleurs, tout comme avec toute cette brochette de politiciens bourgeois de tous bords Jospin, Chirac, Chevènement à Pasqua et cie. Tous ces gens-là représentent les variantes d'une même politique, celle des possédants, opposés aux intérêts du monde du travail, du monde des pauvres.
Alors il faudra se prononcer contre elle, lors du vote, en répondant positivement aux appels de Arlette Laguiller, seule candidate représentant véritablement les intérêts des travailleurs et des exploités.




Le 21 avril, votez Arlette Laguiller!

EXTRAITS DE L'INTERVENTION D'Arlette Laguiller aux meetings de la Mutualité à Paris devant 3000 personnes le dimanche 17 mars et le mercredi 20 mars à Limoges.
(Sous-titres mis par nous)

PRENDRE SUR LES GROSSES FORTUNES

...... Pendant ce temps-là, on ose dire que, si l'on augmente le SMIC, cela va mettre l'économie en danger. On nous dit qu'on ne peut pas garantir une retraite à qui aura cotisé quarante années de sa vie. On nous dit qu'on ne peut assurer le droit au travail de tous ceux qui en cherchent.
Ce sont des mensonges grossiers!
De l'argent, il y en a : il n'y a qu'à voir comment les grandes fortunes augmentent d'année en année. Il n'y a qu'à voir avec quelle vitesse s'édifient de nouvelles fortunes. Mais c'est justement pour enrichir encore plus une poignée de très riches et pour satisfaire l'avidité d'une classe privilégiée plus vaste qu'on diminue brutalement la part de la classe laborieuse.....
On restreint les budgets des hôpitaux, on condamne des infirmières et le personnel hospitalier, les médecins, à des horaires déments au détriment des malades, en tout cas des moins riches...
L'application de la loi dite des 35 heures aggrave encore la situation dans les hôpitaux......
Oui, la Santé est à deux vitesses suivant qu'on est de la classe riche ou des classes populaires privatiser, il refuse de donner les moyens financiers nécessaires aux hôpitaux, aux dispensaires, à l'Éducation nationale, aux transports publics, à La Poste... Ce qui amène les services publics eux-mêmes à pousser à la rentabilité, à réduire leur personnel, même si cela dégrade la qualité du service rendu....

À PROPOS DE L'INSÉCURITÉ

..... Mais de la sécurité, ces gens-là, qui vivent dans les quartiers chics, ne font qu'en parler ! Ils ne font que brandir des sanctions qu'ils savent inefficaces. Mais ils ne veulent pas toucher au terrain nourricier de la violence dans les quartiers populaires : au chômage, à la pauvreté, à la misère matérielle qui, bien souvent, entraîne la misère morale...
Et puis, quel exemple donnent-ils donc aux jeunes de banlieue, ces gens qui dirigent l'État ou les grandes entreprises ? L'exemple de l'affairisme, des escroqueries, de la corruption, du vol dans les caisses publiques, du copinage pour toucher de l'argent sur l'immobilier ou sur le trafic d'armes. Mais c'est toute l'organisation sociale qui valorise l'enrichissement rapide et l'argent facile. Les petits délinquants de quartier qui méprisent le travail et les travailleurs, leurs propres parents souvent, appliquent à leur échelle les critères de réussite de cette société où l'on s'enrichit d'autant plus vite que l'on sait dépouiller les autres.
Alors oui, je ne peux que répéter qu'ils nous mentent même lorsqu'ils prétendent combattre l'insécurité car, s'ils le voulaient vraiment, ils devraient commencer par la première des insécurités qui menace le monde du travail : le chômage et la misère!
Voilà cette société contre laquelle le monde du travail doit se défendre.
Se défendre, c'est d'abord ne pas se laisser attaquer les uns après les autres.

CHANGER LES CHOSES AVEC VOUS

Se défendre, c'est s'unir, et pour cela il faut d'abord se compter. C'est un des intérêts de cette élection présidentielle. Elle ne changera rien à notre sort, mais elle peut changer - et c'est très important - ce que nous ferons demain.
Évidemment, ce n'est pas de l'élection elle-même dont on pourra attendre quelque chose. Non seulement il n'y a évidemment aucune chance pour que je sois élue mais, même si je l'étais, je ne pourrais rien changer sans votre soutien conscient et déterminé.

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