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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 26 février 2005      N° 919
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“Écho des télécom”

La situation à France Telecom GUADELOUPE

France Télécom vient d’annoncer sa volonté de supprimer 8000 emplois en 2005, dont 5500 en France.
Cette politique de réduction drastique des effectifs est menée depuis de longues années par cette entreprise publique, dans laquelle l’état n’a plus formellement la majorité des actions.

FRANCE TELECOM : BRETON LA MEME POLITIQUE QUE MICHEL BON
Nommé en 1995, Michel BON, son ancien directeur général avait déjà mené une politique de réduction des effectifs.
L’entreprise avait perdu 3000 emplois. Son directeur actuel, Thierry BRETON a pris la tête de l’entreprise en octobre 2002.
A ce moment France Télécom était dans une situation critique, présentant entre autre, un endettement gigantesque dépassant les 60 milliards d’euros.
Un plan de redressement mis en place par Thierry BRETON prévoyait notamment une nouvelle vague de diminution du personnel, étalée sur plusieurs années.
La mise sur pied d’un plan de congés de fin de carrière, c'est-à-dire de la mise à la retraite anticipée devait toucher 20 000 salariés sur 3 ans.
En y ajoutant des pressions multiples, des mutations, et quelques départs vers d’autres secteurs de la fonction publique, BRETON a finalement supprimé 13 000 emplois en 2003, en 2004, 12 500 et il en annonce à présent une nouvelle tranche pour 2005.

FRANCE TELECOM GUADELOUPE SUBIT LE MEME SORT!
En 2000 nous étions 865 agents à France Télécom. Avec les départs en retraite anticipée, les mutations vers d’autres services, nous sommes aujourd’hui 500 en Guadeloupe.

LE PROFIT AVANT TOUT
Le but de tout cela est simple. Rendre l’entreprise plus profitable et en particulier remplacer les fonctionnaires relativement mieux payés et mieux protégés par des salariés de droit privé, moins nombreux et si possible en CDD ou à temps partiel pour faire le même travail.
Le secteur de la téléphonie est en effet en croissance et France Télécom développe des activités : en même temps qu’il annonce la réduction de son ancien personnel, il prévoit le recrutement de 3000 salariés, en majorité à temps partiel et en particulier dans le secteur commercial.
Aujourd’hui, le but est presque atteint. Les fonctionnaires ne représentent déjà plus que 75% du personnel.
En près de 10 ans 50 000 d’entre eux ont quitté l’entreprise. Les nouveaux salariés souvent précaires, c’est le cas en particulier dans certaines filiales et dans les centres d’appel, subissent davantage la pression de l’encadrement et l’exploitation au quotidien, quand ce ne sont pas les licenciements secs, en particulier dans les filiales.



Martinique
“Extrait de l’écho des hôpitaux”

QUEL ZELE!
L’ARH en négociation puis le Conseil d’Administration se sont prononcés contre les retenues sur salaire pour les jours de grève du dernier mouvement pour l’orthopédie. Mais manifestement, cela rend très amères certaines personnes.
Car beaucoup d’entre nous ont déjà reçu leur courrier nous demandant notre «position» ces 3 jours là: «présent a pu rentrer», «présent n’a pas pu rentrer», «absent pour autre motif». Et selon la réponse, il serait opéré une retenue sur salaire ou une retenue du nombre de jours équivalent en congé annuel ou récupération pour ceux qui n’ont pas pu rentrer!!! A croire qu’il n’y avait pas plus urgent à faire.
Décidément, ils sont indécrottables!

AVEC EUX, TOUJOURS LE BATON!
Quand il s’agit de vouloir prélever les jours de grève, la Direction fait diligence.
Mais pour donner les promotions auxqu’elles nous avons droit, c’est une autre histoire!
Pour nommer des agents chefs 2ème catégorie ou des chefs de standard, alors qu’il n’y a pas de quota et que tous les promouvables pouvaient avancer, la Direction a décidé de ne nommer réciproquement que 4 sur 38 et 1 sur 9.
Leur mépris et leurs mesquineries vis à vis de nous, finiront par les étouffer!

AS NON REMPLACES!
Dans les services de soins, plusieurs AS absents ne sont pas remplacés.
Comme au 5C où cela fait plusieurs semaines que cela dure. Un AS a été obligé de doubler sa prise de travail. D’autres ont dû travailler seuls dans ce service de gériatrie avec quasi que des patients dont il faut faire les toilettes.
Mais où est donc la qualité des soins aux malades, tant prônée par les Directions?
Quant à la qualité de vie au travail pour les soignants, s’est bien le cadet de leurs soucis!

DE RETOUR?
Le médecin contrôleur est de nouveau présent à l’hôpital.
Cri d’alerte pour signaler le danger! Docteur Jekyl and Mister Hyde réapparaît dans les couloirs de PZQ, sans bruit ni trompette.
Manifestement, en remettant en piste ce docteur Jeckil en catimini, dans un secteur où il est déjà tellement indésirable, il n’est pas besoin d’une boule de cristal pour prédire qu’il y a pour 2005 un risque de grosse mobilisation pour que ce bougre puisse s’en aller définitivement de l’hôpital!



Morne-à-L'Eau
Les agents se font respecter

Après quatre mois de mouvement, les agents municipaux ont obligé l’adjoint au maire Garain à revenir sur sa décision. Il voulait muter des agents municipaux à la Caisse des écoles. Cet organisme est une structure autonome. Les agents mutés risquaient de se retrouver hors du personnel municipal et donc d’être licenciés en cas de difficulté de la Caisse. Garain, soutenu par le maire, a voulu passer en force. La détermination des agents soutenue par l’UTC-UGTG l’a obligé de faire machine arrière. La médiation du directeur du Centre nationale de la fonction publique territoriale a dégagé un compromis le 15 février.
Le maire et son équipe reviennent sur le déploiement tant qu’il n’y aura pas de convention entre la mairie et la Caisse des écoles. De plus le maire s’engage à respecter un protocole signé en 2002 et à payer les rappels de salaire qu’il entraîne. Mais un problème n’a pas été réglé par l’accord du 17 février: le paiement des jours de grève.
Cependant, c’est un succès, pour les agents même si tous les problèmes ne sont pas réglés. Il a fallu tout de même quatre mois de lutte pour que les travailleurs se fassent respecter! Seule la lutte paie!



Extrait du bulletin “écho de l’ANPE”

SANS LES CHEFS, L’ANPE CONTINUE DE TOURNER
Il y a quelques jours, les équipes de direction de l’ANPE Guadeloupe se sont rencontrées, à l’occasion de la nouvelle année.
Les chefs, sous-chefs et autres sous-sous chefs, ont sans doute discuté dans un hôtel de la Guadeloupe. Apparemment, il n’y a pas suffisamment de place à l’agence pour recevoir tout ce beau monde.
Une chose est sûre en tout cas : quand les chefs sont absents, l’Agence continue de tourner.

HALTE AU RACKET LEGAL
Depuis le début de l’année 2005, les agents de l’état, dont nous faisons partie, à l’ANPE, sont ponctionnés sur la base de 97% au lieu de 95% pour le calcul de la CSG.
Nous subissons comme tous les autres agents de la fonction publique une baisse de notre pouvoir d’achat, sans compter le fait que le point fonction publique n’est pas revalorisé à hauteur de l’inflation depuis des années.
Pour ceux qui pensent encore que nous sommes des privilégiés par rapport aux autres catégories de salariés, il est encore temps de se réveiller. Aujourd’hui, c’est à travers la CSG qu’on grignote notre pouvoir d’achat, demain l’état s’attaquera, à n’en pas douter à d’autres éléments de notre salaire!



Les lycéens de Martinique se mobilisent contre la loi Fillon

Après la semaine de congé du carnaval, en Martinique, des centaines de lycéens ont emboîté le pas des lycéens de France mobilisés contre le projet de réforme des lycées du ministre Fillon. Après avoir tenu des assemblées générales pour discuter de la réforme, ils ont organisé des débrayages dans les lycées, cessé les cours et sont descendus dans les rues de leurs communes, au Marin ou à Rivière Salée. Ceux du lycée Schoelcher, de Bellevue, ou du lycée Acajou ont envahi les rues de Fort de France pour clamer leur opposition au projet de loi Fillon. Ce dernier pensait couper court à cette mobilisation lycéenne en retirant le projet de réforme du baccalauréat du projet de loi d’orientation et en proposant une vague concertation. Peine perdue, puisque plus que jamais, les lycéens ont fait savoir qu’ils ne veulent pas entendre parler de ce type de réforme.
L’intervention des lycéens montre que ces derniers ne sont pas dupes des manœuvres de certains hommes politiques, plus soucieux de réaliser des économies sur le dos de la population que de proposer un service public d’éducation de qualité.
Les lycéens, qui étaient également dans la rue le 20 janvier 2005 à côté des travailleurs de la fonction publique en grève, ne baissent pas les bras, preuve qu’ils ont pris conscience des dangers que contient le projet de Fillon.
La mobilisation ne doit pas se relâcher. Au contraire, elle doit s’amplifier avec l’ensemble des travailleurs de l’éducation nationale concernés par le projet de loi de Fillon. DH Guadeloupe:
Les lycéens du LGT de Baimbridge ont eux aussi manifesté dans les rues de Pointe-à-Pitre, le mardi 22 février. Après avoir cherché à entraîner d’autres établissements dont Carnot qui s’est rallié à la manifestation, ils se sont rendus devant le Rectorat pour exprimer leurs revendications au Recteur.



France
Les lycéens montrent la voie

Les lycéens de France ont manifesté leur mécontentement dans les rues durant quinze jours depuis le 5 février, contre le projet de loi du ministre de l’éducation, Fillon. Le 15 février les manifestations ont été très importantes dans plusieurs villes en France et même à la Réunion. Plusieurs centaines de milliers de lycéens se sont retrouvés dans les rues. Le 18 février un rassemblement a eu lieu devant l’Assemblée nationale. De nouvelles manifestations sont prévues le 5 mars. Les vacances scolaires n’ont pas démobilisé les lycéens ce qui prouve leur détermination. C’est face à cette détermination que le ministre a reculé sur une partie du projet concernant la réforme du bac. Cette réforme vise à remplacer en partie l’examen par des contrôles continus ce qui permet, entre autre, à l’Etat de faire des économies en réduisant les frais de l’organisation de l’épreuve. Les lycéens s’inquiètent sur le caractère discriminatoire de la réforme et parlent de bac à deux vitesses. Certains lycées risquent d’être défavorisés par rapport à d’autres.
Les lycéens ont raison d’être inquiets car le gouvernement vise à faire des économies en diminuant les moyens alloués à l’éducation sous prétexte de réformer l’enseignement. Le projet spécifie un socle commun qui prétend privilégier des matières comme le français, les mathématiques, les langues et l’informatique au détriment des autres disciplines. Toutes ces mesures visent à diminuer le personnel enseignant. Il est prévu de supprimer 5500 postes à la rentrée 2005. Cela entraînera la surcharge dans les classes.
Le gouvernement de Raffarin tente de diviser le mouvement des lycéens en laissant croire qu’il est manipulé par la gauche. Les lycéens sont-ils assez aveugles pour ne pas comprendre que cette réforme n’est pas à leur avantage ? Ils ont bien compris qu’ils ne doivent pas se contenter d’une petite concession faite par le gouvernement. Pour faire reculer le ministre sur l’ensemble de son projet ils doivent continuer à manifester dans les rues.



“Extrait de l’écho de l’aéroport”

L’AVIATION CIVILE RECHERCHE UNE VIEILLE BOITE A OUTILS
La semaine passée, deux collègues ouvriers des moyens généraux, honorablement connus, ont eu la désagréable surprise de se voir convoqués à la gendarmerie.
ls furent ensuite invités à accompagner les gendarmes à leur domicile, en vue d’une perquisition. L’objet recherché est une vieille servante d’atelier bonne pour la réforme, disparue depuis plusieurs semaines.
Inutile de dire que les épouses de ces collègues ont été choquées de voir leur maison fouillée et leur mari soupçonné.
Finalement la gendarmerie a renoncé à ces recherches d’autant plus inutiles qu’elles sont tardives, et l’objet, dérisoire.

DEUX POIDS, DEUX MESURES A L’AVIATION CIVILE?
Les ouvriers ont ressenti un désagréable sentiment de mépris de la part de l’administration. Pourquoi ne s’en prendre qu’aux ouvriers, alors que dans la journée le garage est accessible à bien des usagers ou employés de l’aéroport?
Par ailleurs lors de la disparition de plusieurs écrans plats, il y a quelques mois, de telles méthodes n’ont pas été employées, alors que la valeur des pertes était plus importante.
Y aurait-il présomption d’innocence lorsqu’on est ingénieur ou technicien et culpabilité potentielle lorsqu’on est ouvrier?

SORI: HORAIRES ÉLASTIQUES, MAIS TOUJOURS LA MÊME FICHE DE PAIE
Les agents travaillant au bar dans l’aérogare subissent les conséquences de nombreux retards de vols.
Ils sont obligés d’assurer une présence, et donc ils effectuent de nombreuses heures supplémentaires, qu’ils le veuillent ou non.
«Travailler plus pour gagner plus » a dit Raffarin pour justifier la remise en cause des 35 heures. Le pire, c’est que là, nous travaillons plus pour gagner la même chose.
La direction semble faire la sourde oreille à propos de ces heures supplémentaires. A nous de nous faire entendre, afin qu’elles soient réellement prises en compte.

CCI: UNE NOTE SENS DESSUS-DESSOUS DONT ON AIMERAIT AVOIR LA CLÉ
Récemment les agents du PCO ont reçu de leur supérieur, un message digne d’un bêtisier. Qu’on en juge: «les passerelles fonctionnent avec la clef du dessous enclenchée à demeure et les agents des compagnies n’ont qu’à mettre leur clef du dessus pour la faire fonctionner. La CCI s’était engagée a mettre la clef du dessous et cela a bien fonctionné depuis plusieurs jours jusqu’à aujourd’hui ou la clef du dessous de la P9 a disparu (…) Priere donc de remettre une si vous en avez et laissez une autre au PCO».
Lumineux, non? Une telle simplicité d’expression justifie, à n‘en pas douter , un salaire de cadre grassement payé

A LA SUMA (CHARIOTS A BAGAGES), LE PATRON MONTRE ENFIN SON NEZ
Lundi 14 février, un mot d’ordre de grève était dans l’air. Cela a forcé le patron à sortir de son trou, il est venu nous voir.
Du coup il se dit prêt à discuter sur les conditions de travail. Rendez-vous est pris pour le 21 février. Nous l’attendons de pied ferme.

SUMA: ON NE LÂCHE PAS PRISE
Avec les horaires étalés sur la journée: 7h à 9h le matin, puis 14h à 20h on est obligé de faire le va-et- vient entre le domicile et l’aéroport.
Cela doit être pris en compte dans la discussion. Une autre de nos revendications est la prime de transport!




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