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PARAIT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 20 décembre 2008      N° 999


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Guadeloupe
Grève des travailleurs de Top One (Extraits de l'écho de l'Aéroport)

GREVE A TOP ONE SURETE AERIENNE: TROP C'EST TROP!
Depuis vendredi 5 décembre, une bonne partie des agents de TOP ONE sont en grève. Ils refusent le nouveau planning par cycles de huit semaines au lieu de quatre que veut imposer la direction. Cela entraînerait pour plusieurs agents de ne pas bénéficier de week-ends sur une longue période, ce qui est interdit par le code du travail.
La direction refuse d'appliquer un protocole d'accord signé en avril 2007 suite à une grève.
Celui-ci stipulait que le cycle ne devait pas excéder quatre semaines, et qu'au delà de 35 h par semaine en moyenne, il fallait payer des heures supplémentaires.

TOP ONE: UN PATRON MALHONNETE EN SURSIS?
Ce problème du planning par cycles et du paiement des heures supplémentaires avait été soulevé l'an passé par le délégué CGTG que le patron Drinkorn a licencié injustement depuis, avec la complicité de la direction du Travail, et d'une partie du personnel sous l'influence du patron.
Il est clair que Drinkorn ne veut pas entendre parler des heures sup, car il lui faudrait faire un rappel depuis 2003... La situation de Drinkorn pourrait évoluer très vite, puisque le 12 décembre il doit passer devant le Tribunal de Commerce pour non-paiement de l'URSSAF. Cela pourrait le conduire à la liquidation judiciaire ou à la dénonciation de marché.

DRINKORN SE CACHE-T-IL DERRIERE UN BWABWA POUR SE SUCCEDER A LUI-MEME?
Bien entendu, la plupart des salariés seraient soulagés de changer de patron. Mais il faut se méfier: une nouvelle société, «West Indies Sécurité Privée SARL» vient d'être créée, avec comme gérant un proche de Drinkorn. Le siège de cette société se trouve dans le même immeuble de Basse-Terre que celui de TOP ONE... La ficelle est un peu grosse!
Ainsi, même si le tribunal prenait une décision interdisant à Drinkorn de gérer une société, il pourrait bien continuer en s'abritant derrière un homme de paille.

DRINKORN LE FIER-A-BRAS A PERDU UN PREMIER PROCES...
Le patron se croit intouchable et continue de chercher à intimider le personnel. Il aurait affirmé: «s'il y en a qui veulent faire grève, qu'ils fassent grève, mais je les attends parce que mon fusil est prêt à être chargé...»
Apparemment cela n'a pas suffi pour faire peur aux grévistes, qui se révoltent contre ses méthodes d'intimidation.
En tous cas, il a déjà perdu un premier procès contre le délégué CGTG qu'il accusait de l'avoir diffamé dans un tract. Il a été débouté et condamné aux dépens. Ce n'est qu'une première étape, car le licenciement, sous de fausses accusations, de ce salarié protégé, ne devrait pas tenir devant un tribunal.

DH: le procès prévu le 12 décembre a été reporté. En l'absence de toute négociation, les travailleurs poursuivent leur mouvement.



Extraits de l'écho de l'Aéroport

BRINK'S SECURITE SERVICE (BSS): ÇA SENT LE ROUSSI...
A BSS aussi, les travailleurs sont mécontents et risquent de le faire bientôt savoir...
En s'appuyant sur un avenant au contrat qu'elle a voulu imposer au personnel lors de la reprise du marché, la direction veut supprimer la prime de performance et le treizième mois, alors que le personnel les a toujours perçus avec les sociétés précédentes. Déjà en septembre, elle n'a pas accordé de prime de chaussures aux opérateurs.

BSS: CERTAINS PETITS CHEFS DE LA CCI FERAIENT BIEN DE SE CALMER
Quelque peu énervés par la grève de TOP ONE, certains cadres de la CCI lancent de fausses accusations à l'égard du personnel de BSS. Samedi passé, l'un d'entre eux a accusé les travailleurs d'avoir bloqué le tapis, alors qu'ils n'y étaient pour rien. Ces derniers ont très mal pris les accusations et le ton arrogant de l'un de ces cadres, et l'ont fait savoir au directeur de l'aéroport.
Il semblerait que le passage au statut de cadre de certains ex-syndicalistes leur monte un peu à la tête... Ils sont peut-être «blasés» mais nous, nous ne sommes pas résignés !

SSLIA (POMPIERS DE L'AEROPORT): PERIL ANIMALIER, LALWA PA FET POU CHYEN!
Les agents du SSLIA continuent leur protestation contre le mépris de la direction de la CCI vis-à-vis de leurs revendications. Lors de la grève d'avril dernier, il était convenu qu'elles seraient prises en compte.
Il n'en est rien pour l'instant. Les tâches de lutte contre le péril animalier sur la plateforme ont été transférées aux pompiers depuis plusieurs années, mais n'ont pas été prises en compte comme il se doit.
C'est pourquoi les pompiers ont adressé un courrier au préfet pour demander une entrevue. Ils en ont donné copie à l'Aviation Civile. Les textes sur lesquels ils s'appuient montrent que compte tenu de l'importance du trafic, la lutte contre le péril animalier à Pôle-Caraïbe doit être effectuée par un service ou une équipe dédiée à cette tâche, avec les moyens adéquats.
Ils menacent donc de ne plus effectuer cette mission dans les conditions actuelles.




Extraits de chantiers en lutte

An têt' cho ki fini pa fredi
Après 10 jours de grève, nous les ouvriers de Idex Energie Antilles avons obligé notre directeur à reculer sur la sanction qu'il avait infligée à 3 de nos collègues secrétaires et comptable. Il a donc fallu que deux membres de la direction de Idex de France prennent l'avion et finissent par s'asseoir autour d'une table avec nos camarades et au milieu le directeur gro gôj pour discuter et renoncer à la sanction qui n'avait pas lieu d'être.
A quoi ce monsieur voulait-il jouer? au caïd ?
En tout cas, son cinéma ne lui a pas servi à grand chose. Car durant tout le mouvement nous sommes restés déterminés et solidaires.

Mais ce n'est pas fini
Nous avons donc repris le travail mardi 02 décembre la tête haute. Mais il nous reste d'autres choses à négocier dans le cadre des NAO.
Car nous avons profité de cette grève pour avancer des revendications sur le plan salarial, à savoir:
- la revalorisation de nos salaires de 200 € net par mois pour tout le personnel;
- une augmentation de la prime d'astreinte actuellement de 87 € brut pour une semaine à 150 € brut;
- Reconnaître le caractère pénible des milieux pénitenciers en octroyant aux salariés évoluant sur ces sites une prime de pénibilité de 6 € par jour travaillé...
Nous restons vigilants, car nous tenons à obtenir satisfaction à toutes nos revendications.



Extraits de l'écho des Télécom

les profits sont maintenus... sur le dos des salariés
Didier Lombard, le PDG de France Télécom, a écrit au personnel pour présenter les résultats de FT au troisième trimestre. Malgré la crise, ils sont excellents... pour les actionnaires: le chiffre d'affaires qui continue de monter et le bénéfice est de plus de 5 milliards d'euros. Et Didier Lombard d'ajouter que c'est une chance pour nous d'être à France Télécom !

Notre « chance » selon Lombard
Dans la réalité de tous les jours, ce que Lombard appelle «notre chance» se traduit d'abord par une réduction continue du personnel. Le plan de suppression de 16 000 emplois, lancé en 2006, continue de s'appliquer, en même temps que la généralisation de la sous-traitance, qui représente à présent 25 000 salariés (soit le quart des effectifs de France Télécom).

Oui, on en a de la «chance»
Les pressions visant à faire démissionner les travailleurs, en utilisant les mutations d'office, sont quotidiennes, ainsi que les propositions faites à des cadres de les aider à fonder leur propre entreprise de services pour devenir prestataires de France Télécom. Il arrive même que l'entreprise maquille la carrière de certains agents pour les envoyer plus vite à la retraite !

Tout va très bien madame la marquise
Quant à nous annoncer que tout va très bien, au milieu du chaos économique actuel, personne n'y croit. Les difficultés de Nokia, principal fabriquant de téléphones portables, l'annonce d'un plan de licenciements chez British Telecom, la réduction des investissements dans la fibre optique, tout cela suscite une réelle inquiétude pour l'avenir.

Lombard écrivain
Notre PDG a écrit récemment un livre intitulé «Le village numérique mondial». Peut être prépare-t-il lui aussi sa reconversion: comme auteur de science-fiction...



Grève dans les bureaux de poste de Sainte-Rose et Deshaies

Les postiers et postières des bureaux de Poste de Ste Rose bourg, La Boucan et Deshaies sont en grève depuis le 3 décembre 2008 à l'appel de la CGTG.
Leurs revendications portent sur les conditions de travail qui sont déplorables dans les bureaux qu'ils occupent actuellement. Depuis plus de dix ans les postiers de Sainte-Rose travaillent dans des conditions d'une époque révolue (ex: ils sont aujourd'hui dans des contenairs). Ils réclament la construction d'un nouveau centre de courrier qui en principe est prévue à la Ramée (Ste Rose). Il faut savoir que les bureaux de Deshaies et de la Boucan sont rattachés pour le courrier à celui du bourg de Ste Rose. Le problème du terrain est déjà réglé et il y a même eu un simulacre de pose de première pierre en avril 2008 alors que le dossier n'était pas encore validé. Car la filiale de la Poste, la société privée POSTIMMO qui s'occupe des projets de construction et rénovation d'un montant supérieur à 18000 €, n'a toujours pas donné le feu vert pour débloquer le financement.
Les grévistes se rendent compte que la direction fait traîner le conflit et prétend que tout est réglé alors que rien n'est signé et qu' il n'y a pas de justificatifs donnés lors des différentes audiences.
Pour l'instant les trois bureaux sont fermés car les agents sont déterminés et en ont assez de travailler dans des conditions aussi déplorables. Ils revendiquent également des effectifs suffisants pour leur permettre de travailler correctement.
La direction au lieu de régler le conflit rapidement essaie de dénigrer le mouvement en faisant croire que la grève est terminée et a publié un communiqué pour la population en ce sens. Les grévistes quant à eux réclament un document signé par POSTIMMO car ils sont très méfiants et ne croient pas sur parole la direction de la Poste.



Martinique
Fin de la grève à la Sécurité Sociale

Le personnel de la Caisse Générale de Sécurité Sociale a observé un mouvement de grève le 11 décembre dernier, contre l'obligation faite par l'UCANSS (l'union des caisses nationales de sécurité sociale) à tout le personnel d'adhérer à une complémentaire santé AGRR avec des garanties moindres malgré une cotisation plus élevée, mais aussi pour l'ouverture de négociations sur des revendications telles que: l'augmentation et la généralisation de la prime de transport, et l'ouverture des négociations sur la situation du personnel.
Le mouvement de grève très animé par les piquets installés devant les établissements avec drapeaux et pancartes, s'est soldé en fin de journée, par la rédaction d'un protocole d'accord de fin de conflit.
Dans ce protocole, la direction de la CGSSM (caisse générale de sécurité sociale) s'engage à:
- ouvrir les négociations sur les questions touchant le personnel dès le 17 décembre;
- soumettre à la tutelle le texte signé d'un accord de 2007, conclu sur la question de la prime de transport;
  - rencontrer dès la semaine du 15 décembre la direction de l'UCANSS pour parvenir à la négociation d'un avenant local au dispositif national de l'accord «complémentaire santé».
Les salariés de la CGSSM satisfaits après les résultats obtenus, ont désormais de bonnes raisons de penser que seule la lutte paie!



Extraits de l'écho de l'ANPE

LE TORCHON BRULE A L'EPR!
Quand on vous disait qu'il y aurait des problèmes entre l'ASSEDIC et l'ANPE à l'heure de la fusion, on ne croyait pas si bien dire... Le 1er janvier n'est pas encore arrivé que la discorde semble être installée entre les chefs.
Il paraîtrait que le futur délégué régional aurait convoqué une réunion au sommet des délégués du personnel de l'ASSEDIC et des représentants du personnel de l'ANPE au CCPR.
Mais cette réunion risquerait de ne pas avoir lieu car le directeur actuel de l'ASSEDIC, numéro deux «officiellement» de l'EPR équipe projet régionale, fait de la résistance.
Pourquoi n'a-t-il toujours pas convoqué les membres du CE de l'ASSEDIC?

FUSION ASSEDIC ANPE GUADELOUPE DE L'EAU DANS LE GAZ?
A en croire notre direction, Dumirier en tête, tous les agents seraient d'accord pour la fusion, sauf quelques irréductibles réfractaires au changement.
Mais tout chef qu'il est, investi par sa direction en France, il semble qu'il soit bien incapable de faire entendre raison à son équipe de futurs dirigeants de Pôle Emploi, pour mettre en place une simple réunion des représentants du personnel.
On dirait que même en haut lieu, à l'ASSEDIC, on attende le 1er janvier 2009 pour entériner le mariage forcé.
Avant l'heure, n'est pas l'heure!

DES AGENTS ASSEDIC EMPECHEURS DE TOURNER EN ROND!
L'ASSEDIC de Saint-François dont les difficultés persistantes ont fini par transpirer dans la presse, est restée fermée jeudi 27 novembre toute la journée.
Manque de personnel, pas de responsable pour faire tourner le service, et les demandeurs d'emploi qui pâtissent de cette situation intenable avec des retards de traitement des dossiers de demande d'indemnisation qui peuvent atteindre jusqu'à 3 mois.
Les agents ont décidé de faire entendre leur mécontentement!

CACHEZ CETTE PLAIE, QUE JE NE SAURAIS VOIR...
Dumirier furieux des ratés de l'antenne ASSEDIC de Saint-François et de la réaction de nos futurs collègues de l'ASSEDIC aurait été sur place travailler avec les futurs salariés de Pôle Emploi, ses futurs subordonnés.
Il aurait demandé à Dorsan, son second, de résoudre les problèmes de Saint-François dans les plus brefs délais.
Un tel retard de traitement à la veille de la fusion, ça fait un peu désordre!

APRES MIDI POUR S'INFORMER SUR LA FUSION OU POUR L'ANTICIPER?
On a lu quelque part que les agents de l'ANPE ont gagné une après midi le jeudi pour s'informer sur la fusion.
D'aucuns pensaient qu'ils pourraient s'informer à leur guise, comme bon leur semble. Eh bien, figurez vous que la direction ne l'entend pas de cette oreille.
Et les consignes sont on ne peut plus claires: mettre à profit ces après-midis du jeudi pour rencontrer les futurs collègues de l'ASSEDIC. Pour ceux qui pensaient qu'on allait enfin pouvoir buller, à la veille de la fusion, c'est encore rapé!

AUCUNE PUDEUR!
Dumirier s'affiche en grand manitou de la fusion, dans le premier numéro de son «direct emploi». Et comme il fallait s'y attendre, il tente de nous faire croire que tous les collègues de l'ASSEDIC et de l'ANPE de Sainte-Rose et de Bouillante sont volontaires pour le guichet unique.
Toute honte bue, les responsables interrogent deux collègues précaires en CDD à l'ASSEDIC comme à l'ANPE pour montrer l'unanimité des équipes pour la fusion. Il faut croire que les titulaires ne souhaitaient pas s'exprimer...
Ecoeurant!