le journal

Journal du 1 décembre 2001


Éditorial

POUR UNE DIMINUTION RÉELLE DU TEMPS DE TRAVAIL SANS PERTE DE SALAIRE AVEC EMBAUCHE MASSIVE!

Plusieurs discussions, mouvements, grèves, ont lieu ou ont eu lieu en Martinique et en Guadeloupe à propos des 35 h dans les entreprises. Il y a la grève actuelle des employés de l’ANPE en Guadeloupe, il y a eu la grève de la BFC dans les deux îles, une grève à la BNP au moment où nous écrivons, en Martinique et une autre à la banque BDAF en Guadeloupe.
Les syndicats CGTG des travailleurs de la fonction publique ont tenu une conférence de presse pour rendre publique leur condamnation et leurs désaccords sur l’application de la loi Aubry à la fonction publique. Cette loi (les 35 heures!) doit entrer en vigueur au 1er janvier 2002.
Aujourd’hui, des négociations pour appliquer cette loi se sont déroulées et continuent encore dans certains secteurs comme la Santé. Le but du gouvernement c’est de faire appliquer cet accord en embauchant le moins possible, en dépensant le moins possible pour compenser les diminutions d’horaire. Sa première façon de faire des économies sur le dos des travailleurs consiste à appliquer une diminution du temps de travail assortie de nombreuses contraintes et même d’une perte réelle de certains jours de congés.
C’est ainsi que dans la Santé, quand les travailleurs de certains hôpitaux font les comptes, ils s’aperçoivent qu’on leur vole des jours de congé, des jours fériés ou des jours de fêtes locales. Au total des jours travaillés sur l’année ils sont perdants. Mais ils sont perdants encore autrement. L’administration a réussi à faire passer ses idées d’annualisation du calcul du temps de travail grâce à la complicité ou a la passivité de certains syndicats.
A l’intérieur d’une prétendue diminution du temps de travail, les directions des services publics auront une grande liberté de manœuvres pour imposer des durées hebdomadaires du travail qui dépassent non seulement les 35 h mais même les 40 h.
Sur tous les tableaux, l’administration veut imposer sa loi aux travailleurs de la fonction publique. Pourquoi agit-elle ainsi ? Pour répondre aux demandes et aux désirs des patrons. Tout le milieu patronal, tous les milieux de droite veulent restreindre les dépenses publiques, ils veulent moins de service public de façon que l’Etat ait plus d’argent à leur distribuer sous forme de subventions.
Les conséquences de cette politique anti-salariés du gouvernement Jospin, soutenue par toute la gauche, socialistes, communistes, verts et Cie, c’est qu’on prendra aux travailleurs certains avantages en matière de congés et de durée minimale hebdomadaire. Ce qui entraînera une importante dégradation des conditions de travail. Au détriment de leur santé s’ils laissent faire !
Quant aux conséquences attendues sur l’emploi, elles sont minimes. Car il n’est pas prévu de créer des postes en nombre proportionnel à la diminution du temps de travail. C’est d’ailleurs ce qui explique toute la gymnastique de l’annualisation, des semaines longues, des congés dits « RTT », des « Comptes épargne temps » etc... C’est pour n’avoir pas à embaucher massivement qu’on ne diminue pas franchement et substantiellement le temps de travail. Et que les directions de services publics se livrent à des jongleries malhonnêtes et mensongères.
Les employés de l’ANPE en Guadeloupe sont en grève pour exiger une diminution du temps de travail de quatre heures, le respect de tous les jours fériés ou fêtes locales déjà acquis et l’embauche de personnel supplémentaire en nombre suffisant pour que cela allège réellement la charge de travail à l’ANPE.
Ces salariés ont bien raison de poser ainsi les problèmes. Que leur mouvement donne quelques idées à d’autres catégories de travailleurs des services publics ! Car pour faire reculer le gouvernement et les administrations locales, il faudra mobiliser toutes les forces salariées de la Fonction publique. (Imprimer l'édito)

Address Book.

Sommaire

ÉDITORIAL
POUR UNE DIMINUTION RÉELLE DU TEMPS DE TRAVAIL SANS PERTE DE SALAIRE AVEC EMBAUCHE MASSIVE!


EXTRAIT DU BULLETIN « ÉCHO DE l’AEROPORT»
PROMOTION A L’AVIATION CIVILE : LA RÈGLE DE L’EXCEPTION EST TOUJOURS EN VIGUEUR


AFGHANISTAN: LES TRACTATIONS DES GRANDES PUISSANCES POUR IMPOSER LEUR SOLUTION.

BFC: LA MOBILISATION DES TRAVAILLEURS A FAIT RECULER LA DIRECTION

LES TRAVAILLEURS DU GROUPE BIBRAC, SEULS VICTIMES DE LA LIQUIDATION JUDICIAIRE.

MOBILISATION A LA DDE SUR L’ARTT ET LA LOI D’ORIENTATION

Nouvelle usine d'électricité prévue à Port Louis

PROPREMENT SCANDALEUX!
AUGMENTATION DU PRIX DE L’ESSENCE ET DU GAS-OIL!


SOUTIEN AUX EMPLOYÉS DE L’ANPE EN GRÈVE!

LES TRAVAILLEURS DES KFC TOUJOURS EN LUTTE!

Novembre 1801 à mai 1802: la Guadeloupe dirigée par un pouvoir local

QUAND LE PATRONAT MARTINIQUAIS AFFICHE SES EXIGENCES

PETITS PATRONS DES STATIONS TOTAL-ELF-FINA CONTRE GROS REQUINS!

LES POLICIERS, BIEN MAL RÉCOMPENSÉS PAR CEUX QU’ILS SERVENT

SANTO DOMINGO
APRÈS LA MORT DE JUAN BOSCH


LES TRAVAILLEURS DE L’HOTEL HAMAC TOUJOURS EN LUTTE!

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